Le match Belgique – France constitue l’une des affiches majeures de la Ligue des nations 2026. Les deux sélections se retrouvent ce lundi 28 septembre au stade Roi-Baudouin, à Bruxelles, dans un groupe de Ligue A également composé de l’Italie et de la Turquie. Au-delà de la rivalité historique entre les deux voisins, cette rencontre doit permettre de mesurer les ambitions de la nouvelle Belgique de Mark van Bommel et de l’équipe de France dirigée par Zinédine Zidane.
Belgique – France : date, horaire et compétition
La rencontre est programmée le lundi 28 septembre 2026 à 20 h 45, à Bruxelles. Elle s’inscrit dans la phase de groupes de la Ligue des nations de l’UEFA, dans le groupe 1 de la Ligue A. Les deux équipes doivent également se retrouver en France le 5 octobre, selon le calendrier communiqué par la Fédération française de football.
Cette double confrontation donne un poids particulier au premier rendez-vous. Dans un groupe très relevé, chaque point peut compter pour la qualification à la phase finale et pour le maintien parmi les meilleures nations européennes. Le résultat ne suffira toutefois pas à tirer des conclusions définitives : la saison internationale débute et les deux sélectionneurs installent encore leurs repères.
Une Belgique privée de Thibaut Courtois
Le principal événement de l’avant-match concerne l’absence de Thibaut Courtois. Le gardien du Real Madrid a choisi de ne pas participer à l’ensemble de la campagne de Ligue des nations afin de mieux gérer son calendrier et sa condition physique. Mark van Bommel a confirmé que cette décision avait été prise après un échange avec le joueur.
Cette absence est importante, mais elle ne signifie pas nécessairement que Courtois a définitivement quitté les Diables Rouges. Le portier de 34 ans souhaite en principe retrouver la sélection lors des qualifications pour l’Euro 2028. Son retour dépendra toutefois de son état physique, de ses performances en club et des choix du sélectionneur.
La Belgique dispose de plusieurs solutions. Senne Lammens, Mike Penders et Matz Sels figurent parmi les candidats susceptibles de garder les buts durant cette campagne. Cette situation offre à la nouvelle génération une occasion rare de s’imposer dans un match à forte pression.
Mark van Bommel face à son premier grand test
Nommé sélectionneur belge en août 2026, Mark van Bommel succède à Rudi Garcia. Son premier rassemblement intervient dans un contexte de transition. La Belgique conserve une base expérimentée, mais doit aussi renouveler certains postes et clarifier sa hiérarchie.
Le technicien néerlandais a retenu un groupe de 28 joueurs pour les rencontres contre l’Italie, la France et la Turquie. Son objectif sera de préserver les automatismes de la sélection tout en donnant davantage de place aux joueurs capables d’incarner le prochain cycle international.
Face à la France, la Belgique devra surtout résister à la pression exercée dans les couloirs et entre les lignes. La qualité de sa relance, la protection de sa surface et son efficacité sur les transitions seront déterminantes. L’absence de Courtois ajoute une incertitude dans un secteur où la Belgique bénéficiait depuis longtemps d’une référence mondiale.
La France de Zidane veut installer une nouvelle dynamique
La rencontre marque également le début d’une nouvelle période pour les Bleus. Zinédine Zidane prend progressivement ses marques à la tête de l’équipe de France. Mike Maignan devrait conserver une place importante dans le dispositif, tandis que la concurrence reste ouverte à plusieurs postes.
La France possède des arguments considérables : un effectif dense, une forte expérience des grands rendez-vous et des profils capables de faire la différence individuellement. Elle devra cependant éviter de sous-estimer une équipe belge qui évolue à domicile et cherche précisément à lancer son nouveau projet.
Le duel tactique pourrait se jouer au milieu de terrain. La sélection française cherchera probablement à contrôler le rythme et à récupérer rapidement le ballon après sa perte. La Belgique pourrait privilégier un jeu plus direct, en s’appuyant sur la vitesse de ses attaquants et sur les espaces laissés dans le dos de la défense.
Un historique très équilibré entre les deux nations
Belgique et France ont écrit une longue histoire commune. Leur premier affrontement remonte au 1er mai 1904 et s’était conclu par un spectaculaire match nul, 3-3. Depuis, les deux équipes se sont affrontées à 78 reprises, un total qui en fait l’adversaire le plus rencontré par les Bleus.
Le bilan reste particulièrement serré : 30 victoires pour la Belgique, 29 pour la France et 19 matchs nuls. Les dernières années ont toutefois davantage souri aux Français. En demi-finale de la Ligue des nations 2021, les Bleus s’étaient imposés 3-2 après avoir été menés au score. En octobre 2024, la France avait encore gagné 2-1 à Bruxelles dans cette même compétition.
Ces précédents ne garantissent rien pour le match de 2026. Ils peuvent néanmoins peser dans la préparation mentale, surtout du côté belge, qui cherchera à interrompre une dynamique récente favorable à son voisin.
Les clés du match Belgique – France
- La gestion de l’absence de Courtois : le gardien choisi devra rapidement gagner la confiance de sa défense.
- Le pressing français : la capacité des Bleus à récupérer haut pourrait perturber la première relance belge.
- Les transitions : la Belgique devra exploiter chaque espace laissé par le bloc français.
- Les coups de pied arrêtés : dans un duel équilibré, une phase arrêtée peut suffire à faire basculer la rencontre.
- La maîtrise émotionnelle : l’historique entre les deux nations renforce l’intensité, mais la discipline restera essentielle.
Quel impact au classement de la Ligue des nations ?
Le groupe réunit quatre sélections compétitives. La France et la Belgique ne jouent donc pas seulement pour la rivalité ou le prestige. Elles doivent accumuler des points afin de viser la première place, qui offre un avantage dans la course à la phase finale, tout en évitant une position dangereuse dans la lutte pour le maintien.
Le résultat de Bruxelles donnera surtout une première indication sur l’état réel des deux équipes. Une victoire française confirmerait la bonne dynamique récente des Bleus et mettrait une pression supplémentaire sur la Belgique avant la revanche du 5 octobre. Un succès belge permettrait à Mark van Bommel de réussir son entrée et de relancer la confiance autour des Diables Rouges.
Dans ce contexte, Belgique – France dépasse le simple cadre d’un match de Ligue des nations. C’est un rendez-vous de transition pour deux sélections qui préparent déjà leur prochain cycle, avec une question centrale : laquelle saura transformer ses incertitudes en avantage compétitif ?