François Hollande reste une figure centrale de la politique française. Ancien président de la République de 2012 à 2017, il est revenu sur la scène nationale en 2024 comme député de Corrèze. À 71 ans, il anime les débats à gauche pour 2027.
Qui est vraiment François Hollande ? Né le 12 août 1954 à Rouen, il grandit dans une famille bourgeoise. Son père, médecin ORL et promoteur immobilier aux idées d’extrême droite, déménage à Neuilly-sur-Seine en 1968. Sa mère, assistante sociale catholique de gauche, influence son ouverture sociale. Baccalauréat en 1971, il intègre Sciences Po Paris, HEC, puis l’ENA en 1980, promotion Voltaire.
Carrière de haut fonctionnaire à la Cour des comptes, il entre en politique au Parti socialiste (PS) en 1979. Élu député de Corrèze en 1988, il perd son siège en 1993 mais rebondit. Maire de Tulle de 2001 à 2008, il préside le conseil général de Corrèze jusqu’en 2012. Premier secrétaire du PS de 1997 à 2008, il modernise le parti pendant la cohabitation Jospin.
La conquête de l’Élysée en 2012
Candidat PS après une primaire serrée face à Martine Aubry, François Hollande affronte Nicolas Sarkozy. Avec 51,6 % des voix au second tour, il devient président le 15 mai 2012. Son mandat promet « le changement », visant la finance comme « ennemi ».
Sa présidence marque des réformes majeures. Le mariage pour tous est adopté en 2013, une avancée sociétale. La Conférence de Paris sur le climat (COP21) en 2015 aboutit à l’Accord de Paris. Militairement, interventions au Mali (2013), en Centrafrique (2013-2014) et contre Daesh en Irak-Syrie. L’état d’urgence suit les attentats de 2015 (Charlie Hebdo, Bataclan).
- Économie : Pacte de responsabilité (2014), loi Macron (2015), loi Travail (2016) avec forte contestation (Nuit debout).
- Social : Compte pénibilité, réforme des retraites reportée.
- Crises : Chômage à 10 %, dette publique en hausse, migrants en 2015.
Impopulaire (taux d’approbation sous 20 % en 2016), il renonce à 2017, première pour un président sortant. Emmanuel Macron, son ex-ministre, lui succède.
Vie privée sous les projecteurs
Union libre avec Ségolène Royal (1978-2007), quatre enfants : Thomas (avocat), Clémence (médecin), Julien (cinéaste), Flora (psychologue). Relation avec Valérie Trierweiler (2005-2014), Première dame jusqu’au scandale Closer en 2014 avec Julie Gayet. Mariés en 2022 à Tulle, ils vivent discrètement. Patrimoine estimé à 1 million d’euros en 2017.
Retour en 2024 et actualité brûlante en 2026
Membre de droit du Conseil constitutionnel depuis 2017, il préside la fondation La France s’engage. Élu député en juillet 2024 après dissolution macronienne, il siège au groupe SOC.
En 2026, François Hollande s’active. Aux municipales de Tulle, son allié Bernard Combes forme une union de gauche incluant LFI, malgré ses réserves. Jean-Luc Mélenchon ironise : « Il fait pitié ». Hollande met en garde les socialistes contre les alliances hâtives.
Sur RTL (février 2026), il plaide pour une primaire à gauche fin 2026-début 2027, écartant Mélenchon. Au Dauphiné Libéré, il voit un « espace » centre-gauche pour 2027, face à la droitisation et l’isolement LFI. Sur France Inter (janvier), il critique la menace de dissolution et pousse le 49.3 pour le budget.
À Quotidien (mars 2026), il analyse l’Iran : guerre civile, soulèvement populaire ou divisions internes possibles après la nomination de Mojtaba Khamenei.
| Période | Fonctions clés |
|---|---|
| 1988-1993, 1997-2012 | Député Corrèze |
| 2001-2008 | Maire Tulle |
| 2008-2012 | Président conseil général Corrèze |
| 1997-2008 | Premier secrétaire PS |
| 2012-2017 | Président République |
| 2024-aujourd’hui | Député Corrèze |
Son héritage divise : réformes libérales critiquées à gauche, avancées sociétales saluées. En 2026, à 71 ans, il incarne un socialisme modéré. Candidat en 2027 ? Il dit non, mais son agenda suggère le contraire. Suivez son parcours sur DirectMag.fr pour les mises à jour.