Chloé Ridel s’impose comme une figure montante de la politique française. Née en 1991, cette haute fonctionnaire devenue députée européenne en 2024 incarne un renouveau à gauche. Spécialiste des questions européennes, elle milite pour une démocratie plus juste et une Europe protectrice.
Son ascension rapide intrigue. Élue sur la liste de Raphaël Glucksmann, elle copréside l’intergroupe anti-corruption au Parlement européen. Mais qui est vraiment Chloé Ridel ? Retour sur son parcours, ses combats et ses ambitions.
Une enfance entre Paris et le Gard
Chloé Ridel voit le jour le 25 novembre 1991 à Clamart, en région parisienne. Fille de Gilles Ridel, fondateur de Nexway, elle grandit avec quatre frères. À l’adolescence, la famille s’installe à Lédenon, dans le Gard. Elle obtient son baccalauréat au lycée Alphonse-Daudet de Nîmes en 2009.
Direction Sciences Po Paris, où elle décroche une licence et un master en affaires publiques en 2014. Puis, l’École nationale d’administration (ENA), promotion George Orwell en 2016. Des stages marquants : à la préfecture de Martinique, à la Commission européenne pendant la crise grecque, et à la Défense.
Une carrière au cœur de l’Europe
Sortie de l’ENA, Chloé Ridel intègre le ministère de l’Économie. Elle prépare les réunions ECOFIN et Eurogroupe pendant le Brexit. En 2019, six mois à Bucarest pour la présidence roumaine de l’UE. Elle siège ensuite au conseil d’administration de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures.
De retour en France, elle aide les entreprises en difficulté. De 2023 à 2024, elle gère les affaires européennes au ministère des Affaires sociales. Son expertise : négociations sur le Fonds européen de défense et soutien aux États face aux crises.
Engagements associatifs : réinventer la démocratie
Militante précoce, Chloé Ridel co-fonde Mieux Voter en 2018. L’association promeut le jugement majoritaire, un scrutin nuancé. Elle organise la Primaire populaire de 2022, qui réunit 400 000 votants de gauche.
En 2020, avec Nicolas Dufrêne, elle lance l’Institut Rousseau, think tank de gauche sur l’écologie et le social. Elle porte la campagne « Un emploi vert pour tous », pour une garantie d’emploi écoresponsable. Féministe, elle co-organise le forum Femmes & Pouvoir en 2012.
Entrée en politique au Parti socialiste
Chloé Ridel rejoint le PS en 2023. Elle devient l’une des huit porte-paroles nationaux, aux côtés de Jérôme Guedj ou Anna Pic. Finie la neutralité de fonctionnaire : elle chronique dans Backseat sur Twitch.
Candidate n°9 sur la liste PS-Place publique aux européennes 2024, menée par Raphaël Glucksmann. Élue le 9 juin, elle intègre le groupe S&D. Dès décembre 2024, coprésidente de l’intergroupe anti-corruption.
- Commission des affaires étrangères (AFET)
- Commission libertés civiles, justice et affaires intérieures (LIBE)
- Sous-commission droits de l’homme (DROI)
- Membre suppléante : environnement (ENVI)
Elle interroge sur la Hongrie, Gaza, le Global Gateway. Au PS, après le congrès de Nancy 2025, elle coordonne le projet pour 2027. Elle co-rédige Le cœur de la gauche avec Sarah Kerrich.
Implantation locale à Nîmes
Dans le Gard, Chloé Ridel s’implante. Candidate en 2026 sur la liste d’union de gauche de Vincent Bouget (PCF). Élue conseillère municipale et communautaire de Nîmes Métropole le 22 mars. Elle démissionne vite du conseil communautaire, remplacée par Christine Pralong.
Positionnement et ligne politique
Elle a voté Mélenchon en 2012 et 2017, mais s’en éloigne après 2017, critiquant ses positions sur l’Europe et l’Ukraine. Attirée par le « nouveau PS » d’Olivier Faure, elle se dit « génération unioniste ». Critiques vives sur Hollande.
Son livre D’une guerre à l’autre : L’Europe face à son destin (Éditions de l’Aube, 2022) alerte sur les fragilités européennes. Au Parlement, elle pousse pour une Europe souveraine, démocratique, écologique et sociale.
Vie privée et actualité
En couple avec Paul Magnette, président du PS belge, depuis 2025. Leur fille Danaé naît le 22 décembre 2025. À 34 ans, elle jongle entre Bruxelles, Strasbourg et Nîmes.
Son mandat évolue : questions sur les droits humains, climat, Afrique. Responsable PS pour 2027, elle vise haut. Son parcours inspire : de l’ENA à l’hémicycle européen en quelques années.
Chloé Ridel incarne-t-elle le renouveau socialiste ? Ses combats contre la corruption et pour l’emploi vert pourraient peser en 2027. À suivre de près.